Notre Travail - Insémination Artificielle - Transplantation Embryonnaire
Fécondation In Vitro - Sexage - Institutions

Depuis plus de 25 ans, la transplantation embryonnaire est pratiquée en France et permet aux éleveurs du monde entier de développer, d'échanger et de valoriser la génétique de leur élevage.
Certains d'entre nous pratiquent la transplantation embryonnaire bovine depuis ses débuts.
Notre expérience, notre connaissance de la physiologie de la reproduction, nos nombreux contacts dans tous les pays du monde, garantissent les meilleures résultats.
Le premier geste de l'association a été d'honorer M. André Blanc en le nommant Membre d'Honneur de l'Association, en rappelant qu'il y a vingt-cinq ans cette année, naissait le premier veau français issu de transplantation embryonnaire. Ce veau charolais était issu d'un transfert réalisé par M. André Blanc.


André BLANC et le 1er veau né de transfert embryonnaire
(veau charolais sur receveuse frisonne)

L'INTERET

Autrefois, l'importation d'animaux domestiques ou familiers posait de nombreux problèmes d'ordre zootechnique et sanitaire et, selon les distances à parcourir, divers degrés de difficultés de transport.
Depuis plus de vingt ans, la transplantation embryonnaire a apporté une véritable révolution dans les échanges internationaux de génétique.

Uune adaptation harmonieuse à l'environnement

Issu d'une mère donneuse, l'embryon transplanté sur une mère receveuse devient un foetus qui poursuit son développement sans stress en héritant d'une immunité passive adaptée à son futur environnement.
Par la suite, il effectuera sa croissance sans difficulté dans son pays d'accueil.

Une absence de risques sanitaires

La transplantation embryonnaire garantit la sûreté la plus forte sur le plan sanitaire et médical.
Agé de six à sept Jours, l'embryon est protégé par son enveloppe pellucide, véritable barrière infranchissable pour les agents infectieux.
Les contraintes de la quarantaine, de ses difficultés administratives sont maintenant abolies grâce à cette technologie de transfert génétique.

La transplantation embryonnaire est économique

Pour le prix du transport d'un bovin vivant, des milliers d'embryons peuvent être déplacés sans difficultés logistiques ou administratives.
Le prix des embryons varie comme le prix des animaux: en fonction de leur origine génétique.
Enfin, s'il s'agit d'opérations portant sur des centaines d'embryons, des économies d'échelle peuvent rendre l'opération encore plus performante sur le plan économique.

LA TECHNIQUE

Bovins

Résumé de la technique de collecte et transfert d'embryons bovins :

Collecte :
    1, 2 ou 3 donneuses sont collectées le même jour de manière à optimiser la préparation des receveuses.
    Pour cela, après un examen gynécologique réalisé par nos spécialistes ou par votre vétérinaire local, les donneuses sont synchronisées puis le traitement de super ovulation, à base de FSH ou de PMSG, démarre 9 à 13 jours après la chaleur de référence.
    A la fin du traitement, les donneuses viennent en chaleur et sont inséminées 1 ou 2 fois.
    6 à 7 jours après l'insémination, notre équipe se déplace avec son laboratoire mobile et procède à la collecte: la donneuse est placée dans une cage de contention surélevée sur l'avant, une sonde en caoutchouc est introduite dans une corne utérine, le liquide de lavage ( D'PBS) est envoyé dans la corne par gravité, les embryons sont alors mis en suspension dans le liquide qui revient par gravité aussi dans la bouteille de récolte.
    Après filtration, le liquide est observé sous la loupe binoculaire pour isoler puis classer les embryons.
    Les meilleurs embryons peuvent être congelés ou réimplantés immédiatement sur des receveuses synchronisées.
Synchronisation des receveuses et transferts :
    De manière à pouvoir recevoir un embryon de 6 ou 7 jours, les receveuses doivent se trouver à un stade physiologique identique à celui de la donneuse.
    Pour cela , il est préférable de réaliser une synchronisation des chaleurs par implant de progestérone. Pour des transferts congelés avec la méthode de transfert direct, on peut travailler sur des receveuses en chaleur naturelle.
Résultats :
    Les variations individuelles s'expliquent le plus souvent par des causes d'environnement : Alimentation, climat, surveillance, effet génétique etc.…
Ovins et caprins

La pratique de la transplantation embryonnaire chez les petits ruminants est plus récente et moins développée sur le terrain.
La différence technique majeure avec les bovins est due à la taille de l'animal qui ne permet pas une manipulation de l'appareil génital sans pratiquer une laparotomie (ouverture de l'abdomen) pour la collecte et le transfert.
Le principe est le même que celui des bovins : super ovulation puis insémination ou saillie, la collecte a lieu 6 jours après l'insémination.
Par contre les résultats sont supérieurs, certainement liés à la meilleure prolificité des petits ruminants puisque l'on obtient en moyenne :
- pour les ovins: ? bons embryons par donneuse collectée.
- pour les caprins: ? bons embryons par donneuse collectée, à l'exception des chèvres de race Boer qui produisent 13 bons embryons en moyenne par collecte.

Equins

Actuellement environ 200 collectes par an sont effectuées en France, toutefois l'essor de la transplantation embryonnaire dans l'espèce équine est très limité par une certain nombre de facteurs:
- La législation concernant l'inscription des poulains, variable d'une race à l'autre.
- Le fait que toute super ovulation est impossible et que la collecte de l'embryon unique produit par la jument se pratique lors de son cycle naturel.
- Les difficultés liées à la congélation de l'embryon équin limitent encore cette technique car il n'est pas facile de gérer un troupeau de receveuses.
 
 
<< Développé par la société 17 Prime - http://www.17prime.com >>